* Date de lancement: 22 juillet 2010. * Nombres de lignes demandées : 20 lignes minimum.
* Ambiance : Fantastique.
* Résumé Court (moins de 5 lignes) : En 2002, les CESS se sont dévoilées au grand jour, si j’puis dire. Après…ben les évènements se sont enchaînés à vitesse grand V. Certains pays les ont traqués, chassés, massacrés. D’autres leur ont accordé des droits, en on fait des citoyens à part entière. Les loups-garous et les vampires ont commencé à monter leur business. Les sorciers et les nécromanciens ont proposé leurs pouvoirs à des entreprises privées, sont devenus des soigneurs ou des réanimateurs. Bref, notre monde s’est tourné vers les ténèbres.
* Type de partenariat souhaité : [X] Fiche [Standard] // [ ] Bouton sur la PA [Top] Un top si vous le désirez, sinon c'pas grave =)
Notre fiche :
Code:
<div style="-moz-box-shadow: 0px 0px 2px #000000; height:auto; width: auto ;background-color: #333; border: solid 2px black;-moz-border-radius:15px 15px 15px 15px;padding-left:15px; padding-right:15px; padding-top:15px; padding-bottom:15px;"><div style="TEXT-ALIGN: center" align=center> <font face="georgia" color="#808080" size=7 style="letter-spacing: 2px; font-variant:small-caps"> Cup of Blood ♥ </font><br><i><font face="georgia" color="silver" size=6 style="letter-spacing: -2px;"> tu prendras bien un verre ?</i></font></blockquote></div><div style="border-bottom: 1px dotted silver;"></div>
<center><div style="background-color:#4a4a4a"><table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" width="420px"><tr><td>[img]http://i49.tinypic.com/302c7xt.jpg[/img] [img]http://i48.tinypic.com/2njg9zt.jpg[/img] [img]http://i50.tinypic.com/2hczx92.jpg[/img] [img]http://i44.tinypic.com/30ddl7c.jpg[/img] [justify][size=9][color=silver]En 2002, les CESS se sont dévoilées au grand jour, si j’puis dire. Après…ben les évènements se sont enchaînés à vitesse grand V. Certains pays les ont traqués, chassés, massacrés. D’autres leur ont accordé des droits, en on fait des citoyens à part entière. Les loups-garous et les vampires ont commencé à monter leur business. Les sorciers et les nécromanciens ont proposé leurs pouvoirs à des entreprises privées, sont devenus des soigneurs ou des réanimateurs. Bref, notre monde s’est tourné vers les ténèbres. [/color][/size][/justify]</td></tr></table>
[justify]« En 2002, les CESS se sont dévoilées au grand jour, si j’puis dire. Après…ben les évènements se sont enchaînés à vitesse grand V. Certains pays les ont traqués, chassés, massacrés. D’autres leur ont accordé des droits, en on fait des citoyens à part entière. Les loups-garous et les vampires ont commencé à monter leur business. Les sorciers et les nécromanciens ont proposé leurs pouvoirs à des entreprises privées, sont devenus des soigneurs ou des réanimateurs. Bref, notre monde s’est tourné vers les ténèbres.
Tout aurait roulé comme sur des roulettes, si un type n’avait pas testé le sang de vampire. Ses bienfaits ont attiré de nombreux dealers de drogues « traditionnelles ». Y’a des moments où je me demande si ces mecs n’en ont pas assez de la vie. Pourquoi j’dis ça ? Bah eh, ils se sont attaqués aux vamps, en ont saignés quelques uns et ont vendu leur sang sur le marché local. Le V, comme ils l’appellent, la nouvelle drogue à la mode. Les vamps n’ont pas apprécié. Le Maître de la Ville a piqué une crise et s’est juré de les traquer jusqu’au dernier.
Comme si ces conneries ne suffisaient pas, des mouvements extrémistes sont apparus. Des cathos, des humains effrayés ou les deux. Ils détestent les vampires et le font savoir. Alors si tu trouve un tract anti-vampires sous tes essuie-glaces, tu sauras d’où ça vient. Humains contre Vampire (HCV pour les intimes), ou Humains d’Abord. D’ailleurs, les membres d’HA ne sont pas des tendres. Ils n’hésitent pas à engager des chasseurs de primes si un vamp’ les dérange. Ou bien ils le crament eux-mêmes, selon l’humeur du moment. Comme quoi ils n’en ont rien à foutre de commettre un meurtre ou pas.[/justify]
[justify]Hin ? Qui fait respecter la loi à Saint Louis ? On distingue le Maître des Vampires et la Brigade Régionale d’Investigation Surnaturelle. Le Maître tient les siens en laisse, et la BRIS résout les crimes des CESS. Evidemment, personne n’y a muté de son plein gré. Tous les « rebus » de la police, ou les flics trop chiants aux yeux de leurs supérieurs, ont atterri là-dedans. Pourtant, la brigade s’en sort bien, résout les crimes et…s’attire les foudres de certaines créatures. M’enfin, les risques du métier, hein !
Toi, tu débarques en ville et tu te retrouve entouré de buveurs de sang, de lycanthropes et d’autres bestioles bizarres. Au passage, les loups-garous et les léopards-garous font profil bas. On ne les aime pas, car on considère leur particularité comme une maladie pathogène. La classe, non ? Maintenant, dis-moi à quelle race du appartiens, et j’te dirais si tu vas survivre ou pas.[/justify]
<center><div style="background-color:#4a4a4a"><table border="0" cellpadding="1" cellspacing="1" width="420px"><tr><td>[justify][size=9][color=silver]→ un forum ouvert le 22 juillet 2010. → des admins actifs et sympathiques ! A votre écoute, prêts à se plier en quatre, en huit ou en seize pour répondre à vos attentes ! → des membres au top-niveau ! La crème du RP =P → 20 lignes minimum exigées à chaque post. → un design régulièrement renouvelé. → des postes vacants soigneusement élaborés. Il n’attendent plus que vous ! → des intrigues en préparation. → une boutique où acheter des produits insolites ! Devenez plus puissants, prenez le contrôle du forum, et autres joyeusetés du genre ![/color][/size][/justify]
[img]http://i50.tinypic.com/2s0ck8y.jpg[/img] [img]http://i30.tinypic.com/20kpxd1.jpg[/img] [img]http://i48.tinypic.com/2yz0ho7.jpg[/img] [img]http://i26.tinypic.com/15cijhl.jpg[/img] [center][size=9][color=silver]Cordialement, le staff ! Asher L. Blackstone, Isleen McKeller, Khelliam S. Hennessy et Morrigan C. Sionnach.[/color][/size][/center] </td></tr></table></div></center>
<div style="TEXT-ALIGN: center" align=center> <font face="georgia" color="#808080" size=7 style="letter-spacing: 2px; font-variant:small-caps">Rejoignez-nous vite</font><br><i><font face="georgia" color="silver" size=6 style="letter-spacing: -2px;"> sur Cup of Blood ♥</i></font></blockquote></div><div style="border-bottom: 1px dotted silver;"></div>
AAAAAAAAH ! J'me disais aussi que j'avais oublié un truuuuc ! XDD
Tenez, voilà quelques RPs ! *a trop peur de se frotter aux permissions*
Il y a du texte en blanc, sorry
Spoiler:
Au fil des secondes qui s’égrenaient, le doute prenait doucement sa place dans son esprit. Andrea n’était pas là non plus. Non, c’était impossible, il n’y avait aucun doute, son mot parlait de la Queue de loup, il ne pouvait s’être trompé. Pourtant, il avait beau longer la salle, il ne voyait personne. Est-ce qu’Andrea avait choisi de se cacher ? Khelliam espérait vraiment qu’il n’était pas aussi stupide, mais plus le temps passait et plus il commençait sérieusement à le croire. Quel était le but de tout ce petit manège ? Voulait-il jouer avec lui dans un moment pareil ? Eh bien, il risquait d’être servi. En effet, la patience du lycan avait des limites, et celle-ci venaient d’être dépassées. Si ça continuait sur cette voie, Andrea allait regretter de s’être retrouver devant lui. Mais avant tout, Khell devait mettre la main sur lui et pour le moment, ses tentatives n’avaient pas eu beaucoup de succès. En effet, le jeune homme avait tout prévu pour lui rendre la tâche plus ardue. « Tu veux jouer ? Alors jouons... » Il avait prononcé ses mots pour lui-même, alors que sa colère prenait peu à peu le contrôle. Déterminé, il monta à l'étage où se trouvaient quelques chambres. Peut-être qu'Andrea s'y cachait. A présent, tout était possible, tout était envisageable. Après ce qu'il avait fait à Damian et le jeu de piste qu'il lui imposait ce soir, il était clair que le jeune humain n'avait aucune limite. Aucun réel instinct de survie non plus, il fallait l'admettre... Mais ça c'était son problème.
Ses pas s'immobilisèrent devant la première porte, qu'il ouvrit doucement avant de passer la tête pour jeter un œil à l'intérieur. La chambre était vide. D'ordinaire l'étage était surtout utilisé durant les chaleurs lunaires, pour que les lycans puissent se retrouver en toute intimité et y satisfaire leurs pulsions. Khelliam en savait quelque chose puisqu'il lui était souvent arrivé de les utiliser avec certains de ses amants lunaires, plus ou moins réguliers. Lorsqu'il referma la porte, il sentit une présence derrière lui. « Ne m'en veux pas, je n'ai pas pu m'empêcher de te suivre. » Il se retourna lentement pour faire face à un jeune homme qu'il avait déjà aperçu auparavant. Oui, il se souvenait de lui mais préférait ne pas y penser. « Je t'avais dit que je ne voulais plus te voir, ni même te parler. Dégage. » Le visage du jeune homme s'assombrit sous le coup de la tristesse et il était évident qu'il avait espéré que Khelliam avait oublié ce qui s'était passé. Mais ce n'était pas vraiment le genre du lycan. Malgré son amnésie qui avait effacé les huis premières années de sa vie, il n'était pas du genre à tout oublier. Du moins, pas ce qui était aussi important. En effet, le jeune homme lui avait apporté des ennuis en donnant son nom et la liste des lieux qu'il fréquentait à un groupe de chasseurs de CESS qui n'avait rien à voir avec les agents du directoire. Eux créaient leurs propres lois et les suivaient les yeux fermés, par pure haine. Heureusement pour lui, Khelliam avait réussi à leur échapper à plusieurs reprise et ils avaient donc cherché une autre cible. Depuis, il espérait que c'était une décision définitive de leur part. Cependant, il n'avait pas pour autant tiré un trait sur la trahison de son amant. « Je suis désolé Khelliam, ils m'avaient menacé, j'ai eu peur c'est tout. » Le loup laissa échapper un sifflement entre ses dents. Il se fichait bien de ses excuses à présent « Tu pers ton temps, je n'ai pas besoin de traîtres dans mon entourage qui soient prêts à m'attirer des ennuis dès que quelqu'un les effraie un peu. Reste loin de moi, c'est la dernière fois que je te le dis, est-ce bien clair ? » C'était très clair. Le jeune homme fit demi-tour et disparut lentement de sa vue. Néanmoins, alors qu'il allait reprendre son inspection, le portable du lycan sonna, lui annonçant qu'il avait reçu un sms. Sortant l'appareil de sa poche, il se figea un instant. Andrea. Son prénom s'affichait un lettres lumineuses sur l'écran.
Code:
Ne cherche pas tu sais, je n’y suis pas. Mais dis-moi, les serveurs, ce sont tes amis non ? Cherche bien, l’un d’eux a autour du cou une clé qui n’attend que toi. Quand tu l’auras appelle-moi, j’aime pas user du crédit pour rien. Andrea.
Non mais quel crétin ! Il avait de la chance de ne pas être encore à porter de main parce qu'à cet instant, Khelliam avait une furieuse envie de lui refaire le portrait. Patience. Il respira profondément avant de redescendre dans le bar à la recherche du serveur en question. L'avait-il réellement donné à l'un de ceux qu'il appréciait ou était-ce ironique ? Il craignait de connaître la réponse malheureusement. Une fois de retour dans la salle, il traversa à nouveau la piste de danse afin de se rapprocher des tables où s'asseyaient les clients. C'était l'endroit où il avait, en toute logique, le plus de chance de croiser des serveurs, d'autant plus que le bar se trouvait non loin de là. D'ailleurs, il en reconnut un et même si ce dernier n'avait visiblement rien autour du cou, il se plaça sur sa trajectoire dans l'espoir d'avoir de plus amples informations à ce sujet. En effet, il n'était pas sans savoir que les serveurs se connaissaient tous et discutaient régulièrement ensemble durant leur pauses, entre autre. Peut-être qu'il savait quelque chose. « Bonsoir, Dean. Dis-moi, tu n'aurais pas remarqué une clé autour du cou de l'un de tes collègues ? Elle est à moi mais je ne sais pas à qui elle a été confié. » Il sembla réfléchir un moment avant de lui adresser un large sourire « Attends, oui, ça me dit quelque chose. C'est une grosse clé ? Elle ne passe pas inaperçue... Va voir Esteban, il est dehors, c'est l'heure de sa pause alors il prend un peu l'air. » Oh non pas lui... Il aurait du s'en douter. Andrea avait donné la clé au serveur le plus exaspérant qui soit et bien évident Khelliam ne pouvait le supporter. Il se mêlait de tout, constamment. Autant dire que le lycan ne pouvait pas espérer récupérer la clé et s'en aller aussi facilement qu'il l'avait pensé. Essayant de retrouver son calme, il remercia le serveur et se dirigea vers la sortie.
La silhouette d'Esteban était facilement repérable. Peut-être parce qu'il se trouvait seul, à l'endroit exact où se réfugiaient habituellement les employés pour fumer leur cigarette. Et c'était effectivement ce qu'il était en train de faire. L'air de rien, Khelliam s'approcha de lui, essayant de prendre un air détaché, bien que son impatience commençait à le ronger de l'intérieur. S'appuyant contre le mur, il sortit une cigarette et l'alluma. « Bonsoir Esteban. » Son regard se posa immédiatement sur la clé qu'il portait autour du cou mais il détourna rapidement le regard afin de ne pas montrer son intérêt pour l'objet. « Il paraît que t'as quelque chose pour moi. » Un léger rire se fit entendre alors que le serveur s'avançait et se plaçait lentement devant lui. « C'est vrai mais je voudrais d'abord te parler de quelque chose... J'ai croisé un de tes anciens amants, je suis sûr que tu vois de qui je veux te parler, pas besoin de te faire un dessin, n'est ce pas ? » Oh non, Khelliam avait presque oublié que ces deux là se connaissaient et à présent, il en venait presque à penser que c'était une raison de plus pour couper les ponts. Du moins, ça l'aurait été si il n'avait pas eu besoin d'entrer dans les bonnes grâces d'Esteban, juste pour ce soir. Mais cela semblait plutôt compromis par l'intervention de l'autre pleurnichard, qui avait du se plaindre auprès de lui, à présent cela ne faisait aucun doute. « Pardonne lui, Khelliam. Il s'en veut vraiment, tu sais. » Un soupir s'échappa des lèvres du lycan. Voilà que maintenant, il avait droit à une leçon de morale. Andrea allait payé pour ça aussi. Il aurait pu choisir n'importe qui d'autre, mais il aurait parié qu'il avait délibérément choisi Esteban. Parce qu'il ne l'appréciait pas. Et encore ce n'était là qu'un doux euphémisme. « Écoute Esteban, c'est entre lui et moi et je préfèrerais que personne d'autre ne s'en mêle. » Rester poli et correct avait été difficile mais il n'avait pas d'autre choix. Pas tant que le serveur aurait la clé qu'il recherchait. « C'est un ami proche, tu vois et je tiens à lui, donc je suis obligé de m'en mêler. Alors désolé, mais si tu ne me promets pas de tout effacer et de le reprendre, je ne te donne pas cette clé. » C'était une blague, non ? Malheureusement, ça n'en avait pas l'air... Khelliam se retrouvait donc au pied du mur et c'était bien ce que recherchait Esteban. Et pour cette raison, par simple vengeance, le lycan se décida tout simplement à lui mentir. « Bon d'accord, puisque je n'ai pas le choix, je le ferai. Ça te va ? » Satisfait, le serveur retira la clé qui pendait autour de son cou et lui tendit. « Je n'en attendais pas moins de toi. » Khelliam coinça sa cigarette entre ses lèvres et attrapa la clé avant de s'éloigner rapidement afin de mettre le plus de distance entre Esteban et lui. Puis, sortant son téléphone, il composa le numéro d'Andrea. La tonalité lui répondit, annonçant chaque sonnerie à l'autre bout du fil. Et soudain, il décrocha. « Andrea... J'ai la clé. Maintenant, ça suffit ! Tu aggraves considérablement ton cas. Je te trouverai tôt ou tard, tu le sais bien, et puisque tu veux jouer, saches que tu es en train de perdre des points. Tic, tac... » Un sourire se dessina sur les lèvres de Khelliam. A présent, il avait hâte de se retrouver en face de lui et de mettre les choses au clair, définitivement. A ce moment là, il serait prêt, parfaitement prêt. Un frisson se propagea alors le long de son échine. Un frisson d'anticipation qui découlait de la colère que l'humain réveillait en lui.
Spoiler:
Je n’ai aucune idée de la façon dont-ils se sont procurés ce numéro de téléphone. Depuis la mort de grand-mère, je n’ai plus aucun contact avec mes parents. Pourtant ce sont les autorités australiennes que j’ai en cet instant au bout du fil, et qui m’annoncent la mort de ma triste mère. Une tentative de suicide ? Non, je me moque de mon père. Et non, je n’ai rien à récupérer là-bas. Je n’irai pas non plus voir le corps. Qu’ils se débrouillent donc pour l’enterrement. Je n’ai pas les moyens de l’organiser, de toute façon. Ni de me payer l’avion pour retourner là-bas. L’envie encore moins. Tout cela m’est bien égal. Je les remercie pourtant et raccroche avec précipitation. Un mot de plus et je suis en retard pour ma représentation…
A demi-nue déjà, je m’avance sur la scène, sous le feu des projecteurs. Je n’ai aucune expérience dans ce domaine, si ce n’est les années désormais pendant lesquelles j’ai exercé ce métier. Il paraît que je me suis toujours débrouillée. Je suis douée pour danser. Pour attiser le désir d’autrui. Douée pour le sexe, en somme. On ne peut pas tout avoir et ça, c’est déjà bien, après tout. Et glorieux ou pas, ça m’a toujours permis de gagner ma vie.
Avançant langoureusement jusqu’au milieu de la scène, je viens me placer juste en dessous des lumières et entame le légendaire déhanché qui fait rêver ces messieurs -et ces dames. Je ne suis pas vraiment dedans ce soir, mais qu’importe. Cet air mélancolique accompagne à merveille la musique et semble plaire à mes admirateurs. Quelques vampires, peut-être un sorcier ou deux, et à mon goût beaucoup -trop- d’humains. Pour la plupart, de sombres crétins pervers qui se prennent pour le centre du monde et n’ont pas grand-chose à offrir. Je ne me suis jamais tant intéressée aux garçons, du reste. Une petite préférence pour les jeunes femmes, du temps où je ne connaissais rien encore des CESS… puis les vampires sont arrivés et ont changé ma vie. Puis IL est arrivé.
On me hèle et me siffle à travers la salle, ce à quoi je ne prête guère attention. Il est compliqué de se retrouver confronté du jour au lendemain à des choses que l’on pensait oubliées à jamais. J’ai choisi depuis bien longtemps de ne plus me soucier d’elle et pourtant, je ne peux m’empêcher de me sentir coupable. Elle m’a fait du mal, mais était-ce une raison pour l’abandonner complètement ? Elle reste ma mère, et j’ai beau savoir que je ne changerai rien à la situation, mon cœur se serre de penser à elle simplement et de la savoir définitivement hors course. Et pourtant c’est mieux ainsi… j’en suis persuadée.
Foutus sentiments ! J’envie les vampires, quand j‘y pense… Et certains plus que d’autres… c’est évident.
Ailleurs et pourtant concentrée, je laisse quelques clients m’approcher d’un peu trop près avant de me relever définitivement. Les derniers vestiges de mon costume de scène tombent à terre sans que je prenne la peine d’offrir même ma petite culotte à un heureux chanceux… Navrée messieurs, mais pas ce soir.
La musique prend fin et la lumière s’éteint. Je ne prête attention ni aux applaudissements ni aux insultes qui fusent d’un bout à l’autre de la pièce, m’empare d’une serviette, bouscule en m’excusant à peine la prochaine danseuse, et me rue jusqu’à ma loge. Je fais couler l’eau de la douche un moment avant de m’y glisser doucement, puis d’en ressortir quelques minutes plus tard. Sans prendre la peine de sécher mes cheveux trempés, j’enfile en vitesse une paire de collants et une petite robe noire près du corps, ainsi qu’une paire de longues bottes en cuir, quand on frappe à ma porte avec la délicatesse d’un gorille agacé.
-Monsieur Blackstone est dehors. Hâtez-vous, il vous réclame.
Monsieur Blackstone hein ? Sans doute l’unique bonne nouvelle de la soirée. Après un dernier regard dans le miroir et une touche de noir sur mes yeux, je plie bagages sans me faire prier. Asher n’est pas vraiment patient et j’ai de toute façon hâte de le retrouver. J’espère une fois avec lui mes angoisses et ma culpabilité envolées. De nous deux, le véritable monstre, c’est lui, pas vrai ?
Je referme doucement la porte derrière moi puis fouille dans mon sac avant d’en extirper une cigarette. Je ne prends pas la peine de faire le tour pour sortir et traverse la salle la tête haute, taxant au passage le briquet d’un client.
-Hey ! Qu’est-ce que j’ai en échange, ma jolie ?
J’aspire une bouffée de fumée, le regarde de haut avant d’ajouter :
-Regarde bien mes fesses mon mignon. Parce que tu n’y toucheras jamais.
Je suis même prête à parier. Si tu en doutes, allons demander ensemble au vampire qui m’attend dehors…
Je lui adresse un clin d’œil avant de me redresser puis me dirige vers la sortie. La tête haute, j’éprouve toujours autant de fierté à l’idée de le rejoindre. Et tous les regards glissés vers moi font s’étirer mes lèvres en un léger sourire. Si l’on y réfléchit quelques instants, il n’y a rien de très glorieux à fréquenter un être assoiffé de sang, vil et cruel. Mais être choisie et marquée par le Maître vampire de la ville, vous en conviendrez, a quelque chose de particulièrement… valorisant. Et excitant. D’autant plus qu’un être vil et cruel ne l’est pas forcément totalement. Il y a des occasions à saisir, des opportunités à ne pas manquer, si l’on veut déceler les failles du diable en personne…
Laissant mes cheveux retomber sur mes épaules puis glisser sur mes joues au rythme du vent, j’aspire ma dernière bouffée de fumée avant de balancer mon mégot dans la poubelle prévue à cet effet. Je le sais tout près mais me refuse un moment à le regarder. Croisant les bras, je ne peux retenir un sourire avant de céder à la tentation et d’enfin l’admirer.
Asher Lee Blackstone, espère de sale vampire égocentrique et tape à l‘œil… Mais n’a-t-il pas tous les droits et toutes les raisons du monde d’agir ainsi ? J’attrape alors le casque qu’on me tend négligemment et le fixe sur ma tête. D’un mouvement vif, j’empêche le molosse de poser ses sales pattes sur moi pour vérifier les sangles et me hâte vers mon Maître et son engin. Sans attendre, je me glisse à l’arrière et saisis sa taille, puis ferme les yeux tandis qu’il s’échappe dans un vrombissement tonitruant.
Il n’y rien de plus délicieux que de se faire cueillir au boulot sur la bécane du vampire, par le Maître en personne…
Je ne sais où il nous mène mais l’endroit m’importe bien. Il n’est pas venu jusque là uniquement pour me raccompagner chez moi et me laisser seule le reste de la nuit… ce que je n’aurais pas supporté. Ainsi blottie contre lui, le visage et les cheveux dans le vent, je me laisse porter par la vitesse qui grandit à mesure que nous quittons les rues bondées de voitures, et me réjouis de son idée. J’en oublierais presque la mauvaise nouvelle annoncée un peu plus tôt dans la soirée et tous mes petits tracas réunis. Je me sens l’âme d’une guerrière assise à l’arrière, l’héroïne d’un film qui, d’une façon ou d’une autre, a su susciter l’intérêt du bad boy en tête d’affiche…
Je n’ai besoin de personne sauf de Asher Blackstone ! Et si je meurs demain, c’est que tel était mon destin… Je tiens bien moins à la vie qu’à son terrible engin ! Haem.
Tout son s’arrête bientôt, et le boucan de la bécane fait bientôt place à un inhabituel silence, qui ne durera pas bien longtemps. Je descends de l’engin tandis que mon « Maître » fait de même, et lui tend mon casque après l’avoir ôté.
-Bonsoir, Maître, dis-je d’une voix à peine audible pour moi, largement pour lui.
Un sourire mutin étire mes lèvres tandis que je m’approche de lui insolemment. Mes lèvres frôlent sa peau et j’aspire, si près, son souffle glacé. Il a faim, je le sais. Et plutôt que de me retrouver les quatre fers en l’air et le cou déchiré sur cette place de parking, je choisis de poursuivre cette soirée dans l’hôtel en me reculant. Ma main glissant le long de son bras, je finis par saisir la sienne et l’emprisonne entre mes doigts. Je frissonne, éternue une fois…
-Je vais être malade à cause de toi… j’aurais dû me sécher les cheveux avant de partir…
Nous pénétrons enfin dans le bâtiment, et je laisse le « mâle », s’occuper des formalités…
Spoiler:
[HJ : j'ai l'honneur de poster le premier rp du forum *o*]
A S H E R & A N D R E A L'argent ne fait pas le bonheur... surtout quand on est un vampire *out*
Vous connaissez le concept du karma ? De façon générale, c’est lorsqu’on considère que tous nos actes passés, présents et futurs ont des répercussions sur nos futures vies. Bon, si vous ne croyez pas en la réincarnation, la version simple c’est : fait quelque chose de bien et il t’arrivera quelque chose de bien, ou au contraire fait quelque chose de mal et… ça chauffera pour toi mon coco ! Mais attention, pour que ça fonctionne il y a une règle d’or, nos actes doivent rester totalement désintéressé. Si vous aidez une mamie à traverser la rue par exemple, vous cumulerez du bon karma, mais si vous croisez un jour une grosse femme et que vous vous dîtes intérieurement : quelle vieille peau ! Alors dans ce cas, vous en chierez. Sachez que c’est mal de juger les gens ! Vous vous retrouverez réincarné en puce ! Mais passons… nous n’allons tout de même pas déblatérer pendant des heures sur ce sujet n’est ce pas ? Il y a tellement de versions différentes, et puis de toute manière je n’en vois pas l’intérêt. Andrea était laïc, même s’il tendait parfois vers le déisme et le bouddhisme, de temps à autre, quand un grain de folie lui passait à l’esprit (ce qui arrivait assez souvent quand même). C’est donc la version bouddhiste que je viens de vous exposer ici, et si justement je vous parlais de karma, c’est parce que le sien devait être sacrément mauvais en cet instant ! C’est du moins ce qu’il pensa lorsque son dealer de V entra dans la pièce où il avait été enfermé quelques minutes plus tôt. Enfermé de force bien évidemment, il avait été traîné par deux lycans bien costauds car apparemment, son dealer avait des « comptes à lui rendre ». Des comptes ouais, mon œil. C’était plutôt parce qu’il n’avait pas payé ses dernières doses, il le savait. Merde, dans quoi il s’était encore fourré ? Pourquoi les ennuis lui tombaient tous dessus en même temps ?!? D’abord Khelliam qui avait voulu lui faire la peau, ensuite son dealer ! Il allait finir par y passer ! Quoique nan…. En voyant le sourire qu’arborait son pseudo kidnappeur, ce qui l’attendait n’était pas une séance de coup de poings. A bien y réfléchir, il aurait peut-être préféré. En plus les dernières doses qu’il lui avait filé étaient imbuvables ! Ils leurs faisaient quoi, aux vampires, pour que leurs sangs aient un goût aussi horrible ? Ils les shootaient au pastis ? « Andrea. » Son attention revint sur Thomas. Tom (non pas Tom Jedusor) son petit dealer adoréééé qu’il aurait bien aimé ne pas voir aujourd’hui. En plus il était censé être au boulot à cette heure, sa patronne allait râler ! ô joie ! Il allait être surchargé de travail… Grâce à qui, hin ?? Grâce à Thomaaas. On applaudit bien fort ! Le danseur rendit un sourire en coin à l’homme, sentant un brin de mauvaise humeur lui titiller les pensées. « Oui ? C’est moi. Tu peux m’expliquer ce que je fais ici franchement ? » Il ne se départit pas de son sourire lorsqu’il l’entendit rire, ni même lorsque ce dernier se pencha pour poser l’une de ses mains sur le dossier de la chaise. « Franchement ? Tu ne peux pas deviner ? » Lâchant un soupir, Andrea leva les yeux au ciel. « T’avais peut être pas besoin de me faire ça pour que je te paye tu sais. Mais en fait j’ai une bonne raison de pas l’avoir fait. » Cette fois ce fut au tour du dealer de soupirer. Bon sang, c’était dingue à quel point Andrea détestait voir cette mimique amusée sur sa tronche de cake… Et puis il avait fait quoi à ces cheveux ? La dernière fois ils semblaient plus longs… « Oui, une bonne raison, j’espère pour toi. » « Il se trouve qu’elles étaient toutes dégueux. » « Dégueux ? » « Ben… ouais. » Serrant les dents, Andrea se raidit inconsciemment, s’attendant à ce que Thomas s’énerve, mais rien ne vint. Au contraire, ce dernier se taisait et observait toujours le danseur, une lueur amusée dans le regard. « Dégueux… Et donc du coup tu ne les as pas toutes bues je suppose ? Donc tu peux me les rendre ? Si tu me les rends je te laisserais tranquille… » Oh merde. Il en avait bu la moitié et avait filé le reste à Jeremiah. Zut, zut zut zut… peut-être y’avait t’il un moyen de les récupérer… ou peut-être pas, ce crétin les avait sans doute déjà consommées. Andrea resta silencieux un moment alors que dans sa tête défilait une série de mots tous plus vulgaires les uns que les autres. « Te les rendre… tout de suite ? » Thomas acquiesça. « Bien sur, tout de suite. Je n’ai pas de temps à perdre moi, et puis qui dit que tu ne me fileras pas encore entre les doigts sinon ? » De toute façon tu me retrouves toujours, faillit lâcher Andrea, mais il se retint à temps. Une idée venait d’apparaître dans son esprit. Une idée un peu folle, légèrement suicidaire sur les bords, mais qui lui permettrait de s’en sortir, là maintenant, tout de suite. C’était toujours mieux que rien. « Il se trouve que je ne les ai plus… mais je peux te proposer bien mieux en fait… D’ailleurs c’est sans doute ce que j’aurais fait hin, j’avais déjà l’intention de te le dire mais… » « Une idée ? Mais vas-y donc, je t’écoute... Mais ton « idée » a intérêt être de taille, sinon… » Se raclant la gorge, Andrea haussa les épaules. Bon, maintenant ça se jouerait au bluff. S’il échouait il aurait droit à une séance de massage version Kill Bill. « Oh et bien en fait je me disais juste que quitte à prendre le sang d’un vampire, autant taper fort et prendre celui du maître de la ville… » Il entendit Thomas s’étouffer légèrement sous l’effet de la surprise et continua : « Mais bon c’était juste une idée comme ça hin, je sais que ça serait surement trop difficile pour toi toussa… fin je suppose que c’est non de toute manière, je vois même pas pourquoi j’ai osé la proposer fin… » Thomas lui coupa soudain la parole et Andrea dut retenir un large sourire, ravi de sa prestation convaincante. « Le sang de Blackstone ?… » Oh… oui le sang de moâsieur Blackstone. De ce crétin arrogant de Asher. Qui aurait cru qu’un jour il le jetterait sur la table de jeu comme monnaie d’échange ? Wow, même lui il avait du mal à croire à son brusque excès de stupidité. Ben oui, j’ai bien dit stupidité, car évidemment, son plan d’auto sauvetage ne fonctionnerait jamais comme prévu… « Ok. Ça marche mon ami, mais comme je tiens vraiment à ce que tu remplisses ta part du marché cette fois, je vais te donner de l’aide. Tu n’as qu’à prendre Anthony et Nathas (il désigna deux jeunes lycans postés dans un coin de la pièce) pour t’assister. Le matériel est dans la pièce d’à côté, tu te sers et tu prends ce que tu veux, du moment que tu me ramènes le sang du vamp. » Thomas se lécha la lèvre inférieure, un signe d’impatience que le brun connaissait bien alors que de pâle, il virait soudain au blême… Et c’est ainsi qu’Andrea Vassilianov fut forcé de partir en mission commando, ou devrais-je peut-être dire kamikaze, accompagné de deux abrutis pour aller vampirenapper le maître de la ville en personne… Vous avez dit : mission impossible ? Je vous répondrais : Le karma put*** de merde ! Mais quel connard de karma !...
_______
Une heure plus tard, il avait chargé une dizaine de chaînes d’argent dans un sac à dos, un pieu et divers autres ustensiles et se retrouvait dans son appartement à tenter d’établir ne serait-ce qu’une ébauche de plan d’action. Il avait d’abord appelé sa patronne pour lui dire qu’il était désolé de ne pas pouvoir venir au travail, prétextant une grippe pour éviter le renvoi, puis s’était installé dans le salon, à même le sol. Ils étaient trois. Trois pour enlever un vampire de plus de six cents ans gardés certainement par un bon nombre de Cess et autres joyeusetés en tout genre. Bon sang, pourquoi n’avait-il pas plus regardé de James Bond quand il était petit hein ? James Bond lui, il arrivait toujours à tout et pourtant il était seul ! Se massant les tempes, Andrea lâcha un geignement plaintif. « Je suis tellement con… Pourquoi j’ai proposé ça !?! ». En oui, sur ce coup, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui même. Il avait parlé trop vite, encore une fois. Il n’avait pas vraiment eut l’intention de kidnapper Asher, au début, c’était juste pour que Thomas le lâche… mais voilà que maintenant il était coincé !... Il fallait vraiment être gonflé pour oser s’en prendre ainsi au maître de la ville. Ou idiot, ou les deux. Mais pour Andrea c’était plutôt de l’idiotie à l’état brut. Il détestait ça, ça puait les ennuis à plein nez, ors il avait décidé depuis quelques jours de ne plus se foutre dans ce genre d’embrouille. Malheureusement là, c’était mal barré. « Il nous faut une quatrième personne ». Se relevant, le danseur se mit à faire les cent pas, alors que ses nouveaux associés l’observaient, intrigués. « On fera deux équipes… Je crois que j’ai une idée. ». Une idée ! Youpi tralalala ! « Tu partages ? ». Lâcha le plus grand des lycans, un jeune homme châtain au teint hâlé du nom de Nathas. Un sourire en coin apparut sur le visage d’Andrea… « Evidement… ».
_______
La quatrième personne ne fut autre que Jeremiah, qu’Andrea convainquit sans mal en échange d’une dose de V. De toute façon lui, il était toujours prêt à tout quand il s’agissait d’une connerie. Le concept ? Viser con, tellement con que ça passerait inaperçu. Un peu comme dans les sketchs à la radio où des gens usurpent des identités et vous tournent en ridicule pendant plus d’un quart d’heure en vous faisant croire, par exemple, qu’un caniche bleu ciel champion de trampoline vient de passer par la fenêtre… Oui oui, dit comme ça il semble évident que celui qui goberait une telle absurdité serait le premier ahuri de la planète, pourtant ils y en a bien qui y croient, alors… Ils se procurèrent d’abord des balais et un chariot de nettoyage, du genre que l’on trouve pour les techniciens de surface et, s’habillant tous d’une chemise blanche et d’une casquette rouge signée « la propreté c’est essentiel » (le tout voler pour l’occasion dans un stock de grande surface), ils se retrouvèrent devant le Cirque des Damnés. Andrea ferait équipe avec Anthony tandis que Jeremiah resterait avec Nathas. Un humain, trois loups, quatre fous. Si ça tournait mal, ils se démerdaient tous pour revenir au théâtre. « Il fait flipper cet endroit. » Ne put s’empêcher de remarquer Jerem, et Andrea ne le contredit pas. Le Cirque des Damnés avait été construit dans un ancien entrepôt, avec pleins de tentes bourrées de créatures toutes aussi dangereuses les unes que les autres. « Bon, c’est ok on a tout ? Portables, armes au cas où, chaînes d’argent ? » Le danseur inspira et expira, tentant de calmer les battements de son cœur. « Alors on y go. » Nathas cassa discrètement la chaîne qui maintenait les portes fermées de jour pendant que les autres formaient un cercle autour de lui et ils entrèrent en silence, poussant leur chariot d’un air innocent. Ce qui était bien, c’est que le jour il n’y avait pas vraiment grand monde ici, vu que c’était fermé. Enfin, il y avait bien les gardes mais pas de public. Rien n’aurait été plus chiant que de devoir s’enfuir avec une horde de fans hystériques accrochés aux basques. « Andrea ? Au fait vu qu’on va mourir je voulais juste te dire que je t’étais très reconnaissant pour l’idée de génie que tu as proposé à Thomas. » « Oh, c’est vrai ? Et bien de rien alors, Anthony, tu sais que rien ne me ferait jamais plus plaisiiiir que de te faire plaisir. » Répondit le danseur d’une voix sarcastique. Nathas se râcla la gorge. « Je sais que vous êtes amoureux transi mais vous pourriez peut-être éviter vos petites disputes de couple tant qu’on est là, vous ne pensez pas ? » Personne ne répondit, ils étaient à présent entourés par des dizaines de chapiteaux miniatures, aux couleurs sombres, laissant planer une atmosphère morbide en angoissante. L’endroit empestait et Andrea fut tenter l’espace d’un instant de retenir sa respiration. L’odeur du sang lui mettait la gorge en feu. Tout ça ne faisait que renforcer sa conviction : il était vraiment con d’avoir proposé un tel plan. Ils traversèrent les lieux sans encombre, bringuebalant leur chariot bruyant rempli, en apparence, de matériel de nettoyage, cachant en réalité tout l’attirail nécessaire à la capture d’un vampire. Ils avaient également dut emprunter deux costumes d’ambulanciers, pourquoi ? (a) La réponse ne tarderait sans doute pas à venir… Andrea frissonna. Le sol était jonché de débris en tout genre, cannette en aluminium, bouchon de bière, des morceaux de plastique et divers autres choses plus ou moins louches… « Hey vous ! Qu’est ce que vous faites ici ! C’est fermé de jour ! C’est écrit sur la porte ! » Et voilà, le début des ennuis…Il regardèrent arrivés deux gardes, habillés entièrement en noir, sans doute plus pratique pour se faufiler dans l’ombre. « Des lycans. » Souffla Nathas, et toute l’équipe se raidit. « Service de l’hygiène. » Lâcha l’humain en les saluant de sa casquette, alors qu’ils arrivaient à leur hauteur. Le plus costaud des gardes arqua un sourcil : « Service de l’hygiène ? » Andrea ne lui laissa pas le temps de faire marcher ses rares neurones, il enchaîna : « Mais oui bien sur ! Service de l’hygiène tu vois, nous être ici pour nettoyer ! Toi comprendre ? » il entendit Anthony retenir un léger rire dans son dos et serra les dents. « On n’a jamais eut personne pour nettoyer ici. » Grondèrent les gardes en se rapprochant pour faire face à Andrea, à à peine quelques centimètres de son visage. Ce dernier déglutit péniblement : « Oui... et ça se sent. » Il tenta un sourire et cette fois, Anthony éclata de rire, rire qui fut bientôt soudainement coupé lorsque Jeremiah lui écrasa le pied avec violence en sifflant. Andrea lui, ne broncha pas d’un poil. Les gardes s’interrogèrent du regard, semblant ne pas comprendre pourquoi on leur avait livré une bande de clown. « C’est la mairie qui nous envoie. » Termina le danseur alors qu’un filet de sueur lui coulait le long de la colonne vertébrale, priant intérieurement pour qu’on les laisse passer… Et son vœu fut exaucé après quelques secondes d’intense silence. « Très bien. Faites votre boulot. Mais pas de bêtises hein, on gardera l’œil sur vous. ». Ils s’écartèrent. Courbant religieusement la nuque, le groupe avança… Vers le milieu du parcours ils se scindèrent en deux groupes. Jeremiah et Nathas se dirigèrent vers les tentes, s’emparant de balais et de serpillères pour faire mine de nettoyer hors de la vue des gardes alors qu’Andrea et Anthony continuaient sagement leurs parcours, se dirigeant vers la porte du fond qui menait à la crypte. Bon. Les vampires dorment tous le jour, n’est ce pas ? Ils dorment et… normalement, ils ne peuvent pas se réveiller, hein ? Et ben le danseur l’espérait bien, parce qu’il n’avait pas franchement envie de se retrouver face à un vampire enragé d’avoir été réveillé en plein kidnapping. Plus ils avançaient vers la porte, plus l’odeur nauséabonde était forte. Alors qu’ils se rapprochaient, ils entendirent la voix d’un des gardes résonnée dans l’entrepôt : « Valère ! Y’à l’équipe de nettoyage dans le coin, t’occupes pas d’eux. ». La chance était de leur côté, apparemment. Les gardes avaient gobé l’œuf et lorsqu’ils ouvrirent la porte blindée pour s’y engouffrer, personne ne les retint. D’un autre côté, l’odeur seule aurait put réussir à repousser les plus courageux. Se taisant, le duo avança dans la semi obscurité. Les murs étaient nus, simplement éclairés par des torches, ce qui n’était vraiment pas terrible. Le lycan gémit de désespoir en voyant le gigantesque escalier en colimaçon qui s’imposait à eux. Andrea jura. Ce n’était pas prévu ça ! Comment allaient-ils pouvoir remonter le cercueil là dedans ! Ils allaient baver ! Même pire ! Ils allaient crever ! C’était affreux ! « Non seulement ça pue le rat crevé mais en plus ils nous ont foutus des escaliers ! Laissez moi mourir ! ». De toute façon dès leur début, leur plan était bancal. Il était évident qu’à un moment ou à un autre ils allaient devoir improviser… Laissant leur chariot à l’entrée des escaliers, ils dévalèrent à toutes vitesses ces derniers dans le clac clac clac de leurs pas tapant sur les marches dures et, ignorant les diverses pièces qui devaient à n’en pas douter, regorger d’objets de tortures divers et variés, ils prirent aussitôt la direction de la crypte et… « Han put***. » S’arrêtant net, ils durent se retenir de hurler, car là très franchement, y’avait de quoi. Une cinquantaine de cercueils s’alignaient sous leurs yeux écarquillés, encastrés dans la pierre des murs. « C’est lequeeeel !!!!!!?!??? ». Andrea haussa les épaules en signe d’impuissance alors qu’Anthony commença à courir vers le fond de la pièce. « Mon dieu mais c’est lequel bordel ! Pourquoi ils se foutent tous ensemble pour dormir ! Pourquoi on est là déjà !?! C’est le maître de la ville merde, qu’est ce qu’il fout avec tous les autres !?! ». A leur plus grand désespoir, ils choisirent de procéder par hasard. Ils tirèrent un premier cercueil, l’ouvrirent. Raté. Ils en tirèrent un second. Nada. Un troisième. Kedal. Et ainsi de suite une dizaine de fois environ, ce qui leur pris tout de même trois bons quart d’heure. Jusqu’à ce qu’il tombe enfin sur le bon. Et pour ça ils n’eurent même pas besoin de l’ouvrir. En effet le nom de « Asher Blackstone » était marqué, gravé en lettre d’or sur le bois de rose soigneusement verni et clinquant à souhait. Ils l’extirpèrent entièrement du caveau et Andrea envoya ensuite un sms à Nathas pour lui signaler que la phase 2 du plan pouvait débuter. Sortant les costumes d’ambulanciers de leur sac, ils les enfilèrent…
_______
Pendant ce temps, Nathas et Jeremiah passaient tous les deux un rapide coup de balais au sol, sous le regard méfiant des gardes qui, de temps en temps, passaient surveiller. Lorsqu’ils reçurent le sms du danseur, ils s’étaient tous les deux glissés derrière une tente juste à côté de l’entrée. Un sourire apparut sur le visage de Jeremiah alors qu’un frisson les parcourait tous les deux. Ils avaient réussi ! Enfin, ils avaient trouvés le cercueil du vampire, mais ils n’en étaient encore malheureusement pas sortit ! C’était pas le moment de se déconcentrer. « Le samu j’écoute ?» « Oui nous avons une urgence, quelqu’un s’est évanouis au Cirque des Damnés, venez le plus rapidement possible ! »… Quelques minutes plus tard l’ambulance, se plantait devant l’entrepôt et deux ambulanciers en descendaient en courant. Au moment même où ils passèrent devant la tente où se cachaient les deux compères, ils furent fauchés par un manche de balais et s’écroulèrent au sol avant d’être assommé par un coup derrière la nuque. A peine trois secondes plus tard Nathas et Jeremiah ressortaient, transformés pour l’occasion en ambulanciers pressés. Ils se mirent à crier à pleins poumons : « Ils se sont évanouis ! » « Il faut les emmener d’urgence à l’hôpital ! ». Alertés par les bruits les gardes arrivèrent et s’attroupèrent autour. « Mais qu’est ce que… ». « Messieurs, laissez passer, un peu d’air s’il vous plait ! Nous venons d’être appeler en urgence ! Ils se sont évanouis et nous allons devoir les évacuer au plus vite ! ». Brassant l’air de ses bras pour faire de la place autour d’eux, Nathas et Jeremiah continuèrent leur numéro histoire de capter le plus longtemps possible l’attention des gardiens. Quelques mètres plus loin, zigzaguant entre les tentes le plus rapidement possible, Andrea et Anthony portaient maladroitement le cercueil. A bout de souffle, ils sortirent de l’entrepôt sans se faire remarquer et balancèrent sans aucune douceur le cercueil dans l’ambulance. Andrea monta au volant tandis que Anthony, quittant son déguisement retournait au fond de la salle pour se mettre à hurler : « AAAAAAAH !! Venez vite !!!!!!! On essaye d’enlever le maître de la ville !!!!!!!!! ». Nathas et Jeremiah en profitèrent pour pousser les corps inconscients sous la toile de la tente et rejoignirent en quatrième vitesse le danseur qui démarra en trombe, alors que tous les gardes se ruaient vers la source du cri. « Dans la crypte ! Ils sont descendus se cacher dans la crypte ! ». BOUM BADABOUM ! Ils s’engouffrèrent tous sans exception dans l’escalier miteux, ne se rendant pas compte qu’on refermait la lourde porte dans leur dos. Décidément, il faudrait que le Cirque pense à changer ses employés, le niveau mental n’était pas très élevé… Anthony n’attendit cependant pas qu’ils fassent demi-tours pour se transformer en loup et filer comme une flèche entre les chapiteaux. Jaillissant hors de l’entrepôt telle une flamme noire, il s’enfui dans la rue sans se retourner…
Comme quoi, tout peut toujours arriver… _______
Ils garèrent l’ambulance dans la cours d’un vieil immeuble abandonné, l’endroit où Thomas menait son petit trafic tranquillement et descendirent le cercueil. A trois cette fois, ce fut déjà beaucoup plus facile. Anthony les rejoignit quelques minutes plus tard, essoufflé mais tout sourire. « ça c’est ce que j’appelle du sport ! » s’exclama t’il avant d’éclater de rire, rejoint bientôt par ses coéquipiers. Thomas les attendait, un sourire narquois accroché aux lèvres. Une fois seul avec Andrea, il lâcha : « Je suppose que des applaudissements s’imposent. » « Tu suppose bien, voilà maintenant je t’ai livré le maître de la ville, ma dette est remboursééée. » Andrea adressa au dealer son sourire le plus charmant. « Huumm. Je ne crois pas. Rappelle toi Andrea, tu m’as dit : le sang. Je me fiche du corps, moi je veux ce qu’il y a à l’intérieur, comprends-tu ? » Le danseur grimaça. « Tu veux que je le pique ?!? » Se rapprochant d’Andrea d’une démarche légère, il sussura : « Evidement très cher, et tu m’apporteras le sang demain à 17h, rendez-vous au Croquemitaine (a). » … Nathas, Anthony et Thomas partis, Jeremiah aida le brun à monter le cercueil dans l’une des vieilles chambres de l’immeuble. Puis ils ouvrirent le cercueil, dévoilant le corps froid comme la glace d’Asher. Ce dernier avait les yeux fermés et ne bougeait pas d’un millimètre. Totalement mort. « AAAAH put*** ! Mais il est crevé ! » « C’est un vampire abruti. » « Mouai… bon. Où est-ce qu’on le met ? » Andrea passa ses doigts sur la peau du cou du vampire, ne pouvant s’empêcher de le trouver diablement sexy malgré la rancœur qu’il éprouvait à son égard. Où ? C’était une bonne question… « Dans la baignoire. » Finit-il par souffler, un sourire naissant sur sa bouche entre ouverte. Merci le Voyageur pour l’info utile. Et oui, le maître de la ville avait peur de l’eau ! Quoi de mieux que de le mettre dans une cuvette ? Ils soulevèrent avec difficultés le corps et allèrent dans la salle de bain pour le déposer délicatement dans la baignoire. Et maintenant, il fallait l’harnacher. Retournant chercher ses chaînes d’argent, Andrea en passa une première autour du cou du vampire pour l’attacher au robinet de telle façon que s’il se débattait, ce dernier s’ouvrait et laissait couler l’eau directement sur son beau visage. Attention, ce sera dommage d’être mouillé (a). Une seconde vint lui immobiliser les poignets dans le dos, lui retirant toutefois avant sa superbe chemise noire de luxe pour pouvoir avoir, plus tard, accès aux veines. Une troisième lui enserra les genoux et enfin, une quatrième trouva sa place autour de ses hanches pour le ficeler totalement et ainsi l’empêcher de mordre ou de s’enfuir. Qu’allait-il bien pouvoir dire en se réveillant ? A coup sur, ce ne serait pas agréable… Finalement Jeremiah partit, laissant seul Andrea avec une mallette de seringues et une série de sacs en plastique destinés à recevoir le précieux liquide lorsque débuteraient les opérations. S’accoudant au rebord de la baignoire, Andrea observa le vampire, attendant sagement que ce dernier daigne se réveiller… C’est quoi déjà la phrase qui va bien pour ce genre de situation ? Que le spectacle commence ?
Juste un petit rappel au cas où vous vous perdiez XD *parce qu’elle même s’est perdue à maintes reprises *out** Nathas. Andrea. Anthony. Jeremiah. Thomas. Les saletés de gardes XD
Spoiler:
[ ]
« Asher mon diiieuu…mes oreilles souffrent de ce soudain manque de politesse… » Je le fusillai du regard, sifflai et montrai les crocs. « Estime-toi heureux que ça se limite aux oreilles, connard ! » Un sourire sadique assombrit mes lèvres, et ma voix baissa d’un demi-ton. « Même si la donne ne va pas tarder à changer. » Son comportement m’exaspérait. Il se foutait de ma gueule, jouait au con et tirait la queue du Diable. D’ailleurs, le Diable crevait d’envie de lui exploser sa jolie petite gueule, et de repeindre les murs. Rouge sang, c’est joli non ? « Déjà, on ne dit pas : toi, on dit : my God. C’est mon nom tu le savais pas ? » Je ricanai et grommelai ; « Et moi c’est : the Death. Ou plutôt : the immediate Death si tu ne me libère pas ! » L’humain s’approcha prudemment, saisit la chaîne de mon cou et referma le robinet. Si je me débattais, il se rouvrirait et j’écoperais d’une nouvelle douche. Gnh. « Ensuite, on n’insulte pas son hôte, c’est vraiment pas terrible comme début. Et aussi, on ne le menace pas de la sorte, voyons ! T’essayes de me faire peur ou quoi !? » Je ne répondis pas et demeurai parfaitement immobile. Prêt à bondir, à l’exploser contre le mur et à le déchiqueter. Un léger parfum de peur exhalait des chairs de l’humain, titillait mes narines et excitait mes instincts. Presque inconsciemment, je me léchai la lèvre inférieure et ronronnai. Tu as peur, petit humain…et tu as bien raison.
« Dommage pour ma main quand même, c’est pas que j’y tiens mais elle est utile de temps à autres. » Ajouta-t-il enfin en s’approchant de la mallette de seringues. Je le suivais du regard, le corps tendu et les sens en alerte. S’il me piquait, je ne répondrai plus de rien. « Mais enfin, je te fais confiance tu trouveras bien autre chose à arracher, hein ? » Je haussai les épaules et pinçai les lèvres, manifestant mon je-m’en-foutisme aigu. « Si tu tiens tellement à ton bras, je broierais ton corps et le laisserai intact. » Eh bien quoi ? Je tenais compte de sa volonté ! Même si, avouons-le, je m’en tapais complètement. L’humain retourna auprès de la baignoire et m’examina. Sa main tâta mon pantalon et glissa au fond de ma poche droite. « Touche pas à ça ! » M’écriai-je en me débattant. Le robinet tourna de quelques centimètres et libéra un mince filet d’eau. Mon sang se glaça, et mon corps se pétrifia littéralement. « Han… » Soufflai-je en plissant les yeux et serrant les dents. Quelle torture !
Andrea s’empara d’une petite boîte en métal, bourrée de cigarettes made in the USA –un vrai yankee ne sort jamais sans ses clopes. Il s’en alluma une et jeta les autres à l’eau, l’air passablement fier. Mes yeux écarquillèrent, fixèrent les mégots, puis l’humain, et encore les mégots. Là, il signait son arrêt de mort. On ne touche pas à mes clopes ! « Tu vas me payer ça. » Grognai-je. Oh oui, il me le paierait. Comme tout le reste ! A présent, il passait aux choses sérieuses. Il sortit un sac plastifié, démêla un tuyau transparent et garrota mon avant-bras gauche. Les veines gonflèrent et zébrèrent ma peau blafarde. Je ne les quittai pas des yeux, soupirai et gémis ; « Si tu continue, je serais obligé de te tuer. Arrête, il n’est pas trop tard ! » J’avais beau essayer de le raisonner, il continuait. Délicatement, l’aiguille de la seringue s’immisça au travers de ma chair et perça la veine céphalique. Une marque de brûlure apparut, et une petite fumée blanche émana de la blessure. Je serrai les dents, fermai les yeux et retins un geignement. Difficilement, j’en conviens.
Mon sang quittait mes veines à toute vitesse, emplissait le tuyau et gouttait dans le sac. Incapable de me défendre, j’assistais au spectacle sans mot dire et attendais la fin des opérations. Seule la rage aveugle de ma Bête saurait me sortir de là, et je m’étais juré de la garder enfermée. En revanche, si l’humain abusait de sa patience, ses chaînes risquaient fort de ne plus encaisser les chocs… Un filet de sang échappa à la déviation et ruissela le long de mon bras. Andrea se hâta de le récupérer, de le porter à ses lèvres et de s’en délecter. Cette fois, il avait dépassé les bornes.
Nos regards se croisèrent. Mes iris accueillaient la fureur et les flammes de l’Enfer, la hargne et la violence de ma Bête. Cette dernière enflamma mes instincts, augmenta ma force…et mon inconscience. De fait, je secouais la tête dans tous les sens et tirais sur mon collier. L’argent me brûlait, pénétrait ma gorge et raclait ma trachée. La douleur me rendait fou, et même si elle tétanisait mes membres, je n’abandonnais pas. Finalement, la molette du robinet lâcha, ma chaîne tomba à l’eau et ma tête recouvra sa liberté. Immédiatement, j’attaquai Andrea et lui mordis l’avant-bras. Mes crocs explosèrent le radius, lacérèrent la chair et déchirèrent les veines. Le sang de l’humain gicla, titilla mon palais, m’invita à le savourer. Ma victime s’agita, mis la résistance de mes crocs à l’épreuve, et parvins à se libérer. Elle s’en serait sorti –ou pas, avec une simple morsure si elle s’était tenue tranquille. Au lieu de ça, elle se coltinait deux lacérations profondes et sanguinolentes. La bouche pleine de sang, je poussai un long feulement et montrai les crocs. Ma victime se vautrait à terre, complètement sous le choc, et ne semblait pas prête à m’approcher. Comme si son état ne suffisait pas, son matériel avait morflé. Le sac de sang s’était déchiré et la seringue avait perdu son aiguille. Quel dommage ! Il devrait tout recommencer.
Lentement, je fermai la bouche et me réfugiai au coin de la baignoire. Sans quitter le dealer des yeux, je poussai un grondement sourd. Le genre de grondement aux consonances inhumaines. L’avertissement d’un félin enragé. Ne m’approche pas, ou je te tue.
:albino: *BAF*
Vala Mal Doran
ADMIN ▌ I haven't been this disappointed since Daniel and I had sex.
▐ MESSAGES: 6797 ▐ WHERE ?: SGC ▐ COTE COEUR: La gente masculine en général ? ▐ ID: ▐ INSCRIPTION: 15/07/2009 ▐ EQUIPE: SG1 ▐ GRADE: Voleuse interplanétaire ;)
Sujet: Re: Cup of Blood ♥ Mer 28 Juil - 21:33
Haha ça ne fait rien, vous n'êtes pas les premiers à oublier et ne serez probablement pas les derniers C'est avec plaisir que le partenariat est accepté, bonne continuation =D